Dans l'temps 25 novembre 2020

Meteor Custom 1949, viens-tu faire un tour ?

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La compagnie Springfield Comice Works, de Springfield, au Massachusetts, est la première à l'avoir utilisé en 1900, et ce seule-ment cette année-là. En 1902 et 1903, Meteor Engineering Co., de Reading, en Pennsylvanie, a produit sa Meteor. De 1903 à 1905, Pritchett & Gold, de Feltham (Middlesex), en Grande-Bretagne, a fait de même, puis, en Belgique, de 1903 à 1906, Félix Hecq de Bruxelles a pris la relève.

Aux États-Unis, C. C. Worthington, de New York, a acheté Berg Automobile Co., de Cleveland, en Ohio, et formé Worthington Automobile Co. La Berg est devenue une Meteor, en 1904 et 1905. Pendant ces deux années, Lemon Automobile and Manufacturing Company, de St. Louis, au Missouri, pouvant difficilement apposer son nom sur une voiture, n'a rien trouvé de plus original que de choisir Meteor. Meteor Motor Car Co., de Bettendorf, en Iowa, a repris le nom en 1908 et 1909, avant que l'entreprise ne disparaisse à la suite d'un incendie.

En 1912, Maurice Wolfe, de Minneapolis, au Minnesota, a acheté Clark Motor Car Company, de Shelbyville, en Indiana, et a repris la raison sociale Meteor Motor Car Co. Il a déménagé l'entreprise à Piqua, en Ohio, et a construit des Meteor de 1915 à 1930. De 1919 à 1922, une autre compagnie a utilisé la marque Meteor: la Meteor Motors Inc. de Philadelphie, en Pennsylvanie.

La voiture de luxe fabriquée par cette compagnie était l'une des plus dispendieuses assemblées aux États-Unis à l'époque. Finalement, en 1949, au Canada, Ford Motor Company of Canada Ltd a décidé d'utiliser elle aussi la marque Meteor, pour une voiture assemblée à Windsor, en Ontario. Le 25 juin 1948, Ford Canada
a émis le communiqué suivant: « La division Mercury et Lincoln de Ford Motor Canada annonce aujourd'hui qu'elle lancera bientôt une toute nouvelle voiture à bas prix, dont le nom sera Meteor.

Elle sera exclusive au marché canadien et distribuée par le réseau Mercury et Lincoln à travers le Dominion.» Cette voiture est apparue en 1949. C'était tout simplement une Ford à laquelle on avait adapté une calandre de Mercury, la Ford étant plus étroite que sa grande sœur ! Il fallait ensuite chercher les détails pour différencier la Meteor de la Ford. «Prenez les devants avec Meteor», proclamait la publicité.

Pour 1950, la Meteor n'a subi que quelques retouches. En 1951, elle a hérité de sa propre calandre, car celle de la Mercury ne pouvait plus y être adaptée. C'est alors qu'on a vu apparaître un mince rectangle contenant cinq barres verticales. En 1953, la calandre de la Meteor ressemblait étrangement à celle de la Lincoln et elle commençait à se distinguer des Ford.

Le moteur et le tableau de bord de Ford étaient utilisés dans la série Mainline, tandis que dans les séries Customline et Crestline, on utilisait le tableau de bord de la Mercury en y ajoutant un moteur modifié. En 1954, Meteor a cessé d'utiliser les mêmes noms que Ford pour désigner ses séries. Ford avait sorti un nouveau VS en 1953, mais au Canada, Ford et Mercury ont dû attendre un an avant de pouvoir l'utiliser. .

En revanche, les séries haut de gamme de Meteor obtenaient ce nouveau VS de Mercury. Ces échanges entre les divisions de Ford pour la production des modèles canadiens compliquent la vie des collectionneurs. La marque Meteor s'est éclipsée temporairement avec la fournée 1961. L'année suivante, Ford a présenté une Mercury Meteor,

Camille Laquerre, de Laurier-Station, a communiqué le numéro de série de sa Meteor 1949 à Ford du Canada, ce qui lui a permis d'apprendre qu'elle avait été fabriquée à Windsor, en Ontario, en mai de cette année-là. En même temps, il a eu la confirmation qu'il s'agissait bien d'un Club Coupe de la série Custom, dont le prix de vente était de 2111 $. Il fallait alors ajouter 2 p. 100 de taxes ...

M. Laquerre est seulement le deuxième propriétaire de cette voiture. Le premier était un médecin de Saint-Augustin, près de Québec, qui l'avait achetée pour se rendre à l'université. Ce ne sont pas tous les étudiants qui pouvaient se permettre un tel luxe à l'époque ! Lorsque le médecin a commencé à pratiquer, il possédait toujours la Meteor et il l'utilisait pour visiter ses patients. « Il mettait des chaînes sur les roues arrière, ce qui a endommagé les ailes»

L’odomètre affichait 60 000 milles (96 000 km). Pour utiliser l'expression de M. Laquerre, elle était «maganée». Le médecin l'a remisée lorsqu'il a acheté une nouvelle voiture. Il a fait ainsi avec toutes ses nouvelles acquisitions. À la fin de sa vie, il avait accumulé 18 véhicules. La Meteor était la dernière à être liquidée par sa succession.

M. Laquerre l'a achetée en 1992. Il a mis deux ans à la restaurer. Il a cependant confié l'intérieur à un spécialiste, qui a utilisé des tissus authentiques.

 

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