Dans l'temps 25 novembre 2020

Buick Master 1928 , dix ans d'attente avant de pouvoir acheter cette voiture

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Jacques Lorrain, de Saint-Jean-sur- Richelieu, a patienté pendant 10 ans avant de pouvoir acheter la Buick 1928 Sport Touring Master qu'il convoitait. « Elle appartenait à Bob Jones, un bijoutier qui habitait près de Stowe, au Vermont. Il refusait de la vendre. J'ai dû attendre qu'il meure pour l'acheter de sa veuve», raconte l'homme d'affaires à la retraite. C'était à l'été de 1996.

Ce n'était certes pas à cause de son allure que M. Lorrain la désirait autant. « Quand elle est arrivée, on aurait dit une auto qui s'en allait à la casse. J'ai tout fait remonter. Elle me revient assez cher, mais il ne manque pas un seul petit morceau. Elle est originale de A à Z. On a retrouvé la toile utilisée à l'époque et le vrai cuir», explique-t-il.

Il a confié la carrosserie, la peinture et la mécanique à M. Labarre. La sellerie et le toit sont l'œuvre de M. Thuot, d'Iberville. Parlant de ce dernier, il le qualifie de véritable artiste : « Il veut que son travail soit parfait, sinon il ne touche pas à la voiture.» Il a fallu cinq semaines pour terminer la carrosserie et neuf mois pour la sellerie. Quant au moteur, seul l'allumage a été remplacé. «Cette voiture n, est pas usée. C"est pour ça que je tenais autant à l'avoir», affirme son propriétaire. Cette Buick est vraiment impressionnante. , C'est une décapotable à quatre portes montée

Sur un châssis d'un empattement de 128 po (320 cm). Son poids est de 3735 lb (1694 kg). Elle est propulsée par un moteur 6 cylindres en ligne. D'une cylindrée de 274 po3 (4490 cc), il développe 77 chevaux. Le carburateur est alimenté par une pompe à essence à dépression. Des glaces séparent les compartiments avant et arrière et protègent les passagers arrière du vent lorsque la capote est baissée. Et lorsqu'il pleut, il faut installer les panneaux latéraux amovibles.

La carrosserie de cette Buick à une belle agencement. Les roues sont à rayons de bois. L"imposant volant est également en bois.

Le coffre arrière est un authentique coffre fixé au-dessus du pare-chocs, entre la carrosserie et la roue de secours. Lorsqu'on demande à M. Lorrain com¬ment se comporte son élégante ancienne, il répond: « Elle roule très bien. Elle dépasse mes espérances.» Il nous a d'ailleurs révélé son secret pour améliorer la douceur de la suspension: il insère des lanières de chambres à air de camion entre les lames des ressorts.

Sa Sport Touring est une voiture très rare, car Buick en a fabriqué seulement 1333 sur une production totale de 235 009. Elle était offerte à 1525 $. En comparaison, mentionnons que la Touring à quatre portes de Chevrolet se vendait seulement 495 $. À cette époque, c'était donc faire partie d'un club sélect que de posséder une Buick.

M. Lorrain est un amateur de Buick depuis toujours et son garage est particulièrement bien garni avec une splendide Centmy Sport Phaeton 1939, une autre décapotable à quatre portes (elle illustrait la couverture du tome I du Guide des voitures anciennes); une Sport Phaeton 1932 modèle 65, également une décapotable à quatre portes; et une 1932 modèle 98, une décapotable à deux portes. Ces deux dernières sont de la même couleur, bourgogne. Toutes les voitures de M. Lorrain sont rares et recherchées.

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