Dans l'temps 25 novembre 2020

La Buick Roadster 1930 - avec cette voiture on ne se trompe pas!

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Gilles Godbout est un partisan inconditionnel des Buick d'une autre époque. Il en possède trois: une 1910, une 1930 et une 1932. La 1930 est sa dernière acquisition. Elle était annoncée dans une revue consacrée uniquement aux Buick. «Peu importait l'état, pour moi, l'affaire était réglée, car c'était un roadster. Et avec Buick, on ne se trompe pas. C'est facile à remonter et les pièces sont moyennement faciles à obtenir», raconte-t-il.

Le collectionneur de Granby a envoyé un acompte après avoir vu des photos de la voiture. Il est allé la chercher peu après. Cela se passait en 1996. La voiture faisait partie de la liquidation d'une succession d'un citoyen de Saint Louis, au Missouri. L'homme est mort au cours de la restauration.

A-t-il été satisfait en voyant son achat? « Elle était en très bon état. Pas de mastic, pas une bosse, pas de rouille, mais on l'a quand même défaite au complet et remontée. Aucun morceau de tôle n'a été remplacé, ni aucun morceau de bois », explique-t -il. La couleur originale était rouge, mais la voiture était jaune lors de l'achat. Cette couleur déplaisait à Gilles Godbout.

Il a opté pour un bleu foncé différent avec les ailes beiges. Les roues à rayons métalliques sont rouges, avec des pneus à larges flancs blancs. Cette combinaison de couleurs va merveilleusement bien à la petite décapotable. Quant à l'excellente qualité de la peinture, précisons qu'elle a été obtenue après un mois de travail.

Le toit, la sellerie et les chromes ont égale-ment été refaits. Le moteur a eu droit au même traitement deux ans après l'acquisition. Cette voiture est maintenant d'une qualité impressionnante. Les trophées qu'elle a récoltés depuis sa sortie en témoignent. Il est toujours intéressant d'effectuer le tour d'un roadster de cette époque. On remarque d'abord le spider, ce siège qui occupe la place du coffre arrière.

Ce dernier est quand même là, installé sur le pare-chocs. Dans le côté droit, une petite porte donne accès à un compartiment pouvant recevoir un sac de golf. Il est étonnant de retrouver une boîte à outils et des outils à l'intérieur de la porte du côté du conducteur. Il suffit d'abaisser un panneau en cuir véritable, fermé par une serrure. Une telle installation est possible, car le roadster n'a pas de vitres latérales.

Les deux roues de secours insérées dans les ailes sont également fermées par des serrures. Deux petites trappes, de chaque côté, au¬dessus du marchepied, ne manquent pas d'intriguer. Elles permettent de lubrifier le dessous de la suspension. On peut abaisser le pare-brise pour connaître le plaisir de rouler face au vent. Pour une allure encore plus sportive, il suffit d'enlever complètement le toit.

Sur le tableau de bord, les jauges sont nombreuses, mais c'est l'indicateur de vitesse, dont la bande défile de gauche à droite, qui retient l'attention. La petite Buick porte officiellement le nom de modèle 30-44. Elle a été fabriquée à 34 76 exemplaires, ce qui en fait une voiture relativement rare. Elle est propulsée par un moteur 6 cylindres en ligne à soupapes en tête. D'un volume de 257,5 po3 (4220 cc), il fournit 80,5 chevaux. Les séries 50 et 60, plus grosses, étaient propulsées par un 6 cylindres produisant 99 chevaux. «Je peux rouler environ 55 à 60 mi/h (100 km/h) sans difficulté. C'est une voiture qui se comporte très bien», confie Gilles Godbout. Quant aux freins, ils sont actionnés mécaniquement.

Rappelons qu'en 1930, et uniquement cette année-là, Buick a produit une voiture bas de gamme, la Marquette. Un mélange d'Oldsmobile pour le style et de Buick pour la mécanique. Le moteur était un petit 6 cylindres à tête à plat.

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