Les Anciennes

Beaumont Sport Deluxe 1966, deux portes jaune Butternut avec un toit en vinyle noir. L’intérieur, noir avec des sièges baquets et une console. Elle se conduit comme un charme, une voiture rare qui était à l'époque est l'équivalent sur le marché canadien de la Chevelle SS 396 de Chevrolet.

Lorsque Marc Boulanger, un avocat de Québec, s'est présenté à Maricourt, quelque part entre Granby et Sherbrooke, le 12 mai 1999, il arrivait de Toronto au volant de sa Buick Riviera GS 1972. Après la séance de photos et l'entrevue, il reprenait la route vers Québec. Mille milles (1600 km) en deux jours

Buick a étonné le monde de l' automobile et a volé la vedette en 1971, lorsqu'elle a dévoilé une Riviera complètement différente qu'on ne peut s'empêcher de qualifier de spectaculaire. Lorsque apparaît un nouveau design, c'est habituellement la calandre ou le look général qui retient l'attention. Dans le cas de la Riviera, c'est l'arrière qui a provoqué bien des commentaires. Le style « boattail » était pour le moins audacieux et différent. Comme le mot l'indique, l'arrière du véhicule ressemble à une poupe.

Combien de fois a-t-on entendu automobilistes et spécialistes débattre de la durée de vie moyenne d'une voiture, du nombre d'années d'utilisation avant de la changer ou encore du kilométrage au-delà duquel il faut s'attendre à avoir des problèmes. Ce débat m'a toujours fait sourire, car lorsque vient le temps de passer chez un concessionnaire, on ne me demande même pas la marque ou l'année de mon véhicule. Tout ce qu'on veut savoir, c'est son poids avant de l'expédier à la casse.

Pour restaurer une voiture, il arrive souvent que l'on sacrifie une voiture de la même année. Dans ce genre de réparation, la décapotable est favorisée, car elle vaut souvent plus du double des autres modèles. C'est exactement le cas de cette Buick Skylark 1968. Lorsque nous avons rencontré Huguette Fortin, de Saint-Martin de Beauce, en septembre 1998, elle venait de l'acheter et de réaliser un vieux rêve. «Je voulais une décapotable d'au moins quatre places. Et puis, j'aimais le modèle», explique-t-elle.

Johanne Gagné se présente à la séance de photos au volant d'une imposante Buick LeSabre 1968 décapotable. «Je suis peureuse en auto, mais pas dans celle-là», déclare-t-elle en descendant. Elle explique que la puissance et le poids la rassurent. La puissance, la Buick en a à revendre avec un énorme V8 de 430 po3 (7046 cc) produisant pas moins de 360 chevaux. Quant au poids, c'est une masse de 4300 lb (1955 kg) qui s'étend sur plus de 18 pieds (552 cm). C'est tout ce qu'il faut pour se sentir en sécurité, même avec un toit en tissu.

La Buick LeSabre 1963

Lorsqu'on s'informe auprès de Francine Lefebvre des performances de sa Buick Riviera 1965, elle répond modestement: «C'est une voiture luxueuse, mais assez performante.» Elle nous révèle ensuite que son bolide consomme pas moins de 60 $ d'essence pour parcourir le trajet de Beauharnais à Québec. «

La Buick LeSabre 1963

Après avoir chuté avec sa Harley-Davidson en 1997, Fidèle Roy, de Fleurimont, en banlieue de Sherbrooke, a vendu sa moto et a décidé de s'intéresser uniquement aux voitures anciennes. «C'était une belle occasion d'effectuer le changement», confie-t-il. M. Roy possède deux voitures anciennes, une Plymouth Fury III 1966 et une Buick LeSabre décapotable 1963. Ce sont deux voitures différentes qui lui ont permis de retrouver certains des éléments de la voiture dont il a rêvé en vain .

BMW a produit seulement 6000 roadsters Zl 1989 et aucun n'a été vendu en Amérique du Nord. Richard Petit, le président de KébecSon, est donc particulièrement fier de posséder le seul à circuler de ce côté-ci de l'Atlantique. En admirant ce rare exemplaire, on se demande tout de suite comment M. Petit est parvenu à se le procurer. « Il appartenait à un diplomate allemand en poste à Montréal.

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