Chrysler Imperial 1970

Chrysler imperial 1970

L'Imperial de 1970 était une pièce maîtresse de la gamme Chrysler, représentant le summum du luxe à l'époque du « fuselage » (1969-1973), caractérisée par son style audacieux et arrondi imitant les courbes d'un fuselage d'avion.

Ce fut la dernière année où l'Imperial fut commercialisée en tant que marque indépendante avant de devenir « Imperial by Chrysler » en 1971, une évolution visant à renforcer son identité face à des concurrents comme Cadillac et Lincoln.

L'Imperial de 1970 était proposée en deux séries : Crown et LeBaron, disponibles en versions toit rigide deux ou quatre portes. La LeBaron était le modèle haut de gamme, dépassant la Crown cette année-là (8 426 LeBaron toit rigide quatre portes contre 1 333 Crown).

Elle affichait une longueur impressionnante de 5 800 cm sur un empattement de 3 200 cm, ce qui en faisait l'une des plus grandes voitures américaines (hors limousine) à l'époque.

Sous le capot se trouvait le puissant V8 RB de 7,2 litres de Chrysler, développant 350 chevaux à 4 400 tr/min et 651 Nm de couple à 2 800 tr/min, associé à une transmission automatique TorqueFlite à 3 rapports.

Les performances étaient solides pour un mastodonte de luxe : 0 à 100 km/h en environ 9,3 secondes et une vitesse de pointe d'environ 196 km/h.

Son design exprimait l'excès : un capot long, une largeur de caisse de 2 000 cm et des phares dissimulés derrière une calandre pleine largeur.

À l'intérieur, c'était un cocon douillet de cuir, de boiseries et de moquette épaisse, avec des équipements comme la climatisation automatique et une chaîne stéréo AM/FM avec lecteur 8 pistes en option.

Son poids variait entre 2 000 et 2 200 kg, et sa consommation oscillait autour de 10 mpg en ville et de 15 à 16 mpg sur autoroute, une performance typique de sa catégorie à une époque où l'essence était bon marché (environ 36 cents le gallon).

La ​​production a totalisé 11 816 unités, dont 1 803 LeBaron à toit rigide deux portes et 254 Crown deux portes, la série Crown ayant été abandonnée après cette année.

Aujourd'hui, ces voitures sont des pièces de collection, estimées entre 10 000 $ pour des exemplaires corrects et plus de 30 000 $ pour des exemplaires en parfait état, selon l'état et le kilométrage.

Avant : Suspension indépendante à barres de torsion longitudinales, un système signature de Chrysler qui offrait une excellente absorption des chocs et une tenue de route stable pour une voiture de cette taille.

Arrière : Essieu rigide avec ressorts à lames semi-elliptiques, conçu pour supporter le poids et maintenir une conduite douce.

Amortisseurs : Hydrauliques, renforcés pour gérer les 4 610 à 4 805 livres (2 091 à 2 180 kg) selon la configuration.


Type : Direction assistée hydraulique à recirculation de billes.

Ratio : Environ 16,1:1 avec une assistance élevée, rendant la direction légère malgré la taille et le poids de l’Imperial.

Rayon de braquage : Large (environ 7,5 m), typique des grandes berlines de l’époque.

Type : Freins à tambour assistés aux quatre roues (standards).

Option : Freins à disque à l’avant disponibles en option, avec des tambours à l’arrière (11 pouces de diamètre).

Puissance de freinage : Amplificateur hydraulique pour réduire l’effort au pédalage, mais la distance d’arrêt était longue par rapport aux normes modernes (environ 45–50 m de 100 à 0 km/h), en raison du poids et des pneus à flancs hauts.

Jantes : 15 pouces en acier, souvent avec des enjoliveurs chromés élaborés.

Pneus : Bias-ply (à carcasse diagonale), généralement en taille J78-15 ou équivalent, offrant une bonne capacité de charge mais une adhérence limitée par rapport aux radiaux modernes.

0 à 60 mph (0 à 97 km/h) : Environ 9,3 secondes, respectable pour une voiture de luxe de plus de 2 tonnes.

Vitesse maximale : Environ 195–200 km/h (122 mph), bien que rarement poussée à cette limite vu son rôle de croiseur confortable.

Consommation : 10 mpg (23,5 L/100 km) en ville, 15–16 mpg (14,7–15,7 L/100 km) sur autoroute, reflétant une conception où l’efficacité passait après la puissance brute.

Fiabilité : Le 440 V8 et la TorqueFlite étaient réputés pour leur durabilité, souvent dépassant les 200 000 miles avec un bon entretien.

Refroidissement : Radiateur massif avec ventilateur mécanique pour gérer la chaleur du V8, essentiel vu la taille du moteur et le poids du véhicule.

Échappement : Double sortie, souvent avec des silencieux pour maintenir le raffinement sonore attendu d’une voiture de luxe.

Cette mécanique était un compromis entre performance brute et confort, taillée pour les longues autoroutes américaines plutôt que pour une conduite sportive.

Le 440 V8, bien que puissant, commençait à être poussé vers ses limites dans les années 70 avec les normes d’émissions naissantes, ce qui a conduit à des versions moins performantes dans les années suivantes.

 


E-mail

Formulaire de contact

Info médias sociaux

We use cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site web. Certains d’entre eux sont essentiels au fonctionnement du site et d’autres nous aident à améliorer ce site et l’expérience utilisateur (cookies traceurs). Vous pouvez décider vous-même si vous autorisez ou non ces cookies. Merci de noter que, si vous les rejetez, vous risquez de ne pas pouvoir utiliser l’ensemble des fonctionnalités du site.